
Ou la subtile frontière entre amour de soi et accueil de l’amour.
Il est une étape sur le chemin de la conscience où l’on se découvre entier. Non pas parfait, non pas sans faille — mais complet. On a traversé les blessures, on a affronté les peurs, on a soigné l’enfant intérieur. Et puis un matin, sans s’en rendre compte, on ne cherche plus.
On ne quémande plus d’amour. On ne mendie plus une présence.
Parce qu’on s’est trouvé soi-même.
Alors une question surgit : comment aimer à deux, quand on s’aime seul(e) pleinement ?
Est-ce de l’égoïsme ? Un enfermement ? Une illusion spirituelle ?
Ou au contraire, une clé vibratoire pour entrer enfin dans un amour véritable, libre, conscient ?
L’amour de soi, un socle et non une fin
S’aimer soi-même, c’est s’honorer.
C’est reconnaître la valeur de son être, écouter ses besoins, poser ses limites.
C’est apprendre à se dire “oui”, sans attendre la validation extérieure.
Mais ce socle n’est pas une tour d’ivoire. Il est une base solide pour partager, non pour s’isoler.
Car si l’amour de soi devient une justification pour se couper du lien, pour fuir l’engagement, ou pour nourrir un individualisme déguisé en “recherche d’équilibre”, il s’égare. Il perd son essence.
L’amour véritable, qu’il soit envers soi ou envers l’autre, est toujours une porte ouverte.
L’égoïsme spirituel : une fausse sécurité
Dans une époque où l’on valorise à raison l’indépendance, il est tentant de tout ramener à soi. De croire qu’on n’a besoin de personne. Que l’autre viendra, s’il est aligné, vibrer à notre fréquence — et sinon, qu’il parte.
Mais l’amour ne fonctionne pas ainsi.
Il ne se plie pas à nos exigences.
Il nous rencontre là où nous sommes, et parfois, il nous bouscule.
S’ouvrir à l’autre, ce n’est pas renier ce qu’on est.
C’est faire de la place pour l’inconnu, l’altérité, la surprise.
C’est accueillir l’imperfection, chez soi comme chez l’autre.
Et c’est là que se joue l’essentiel : puis-je aimer sans me perdre ? Puis-je accueillir sans me diluer ?
Quand l’amour devient offrande
Quand on s’aime vraiment, on ne cherche plus à remplir un vide.
On n’attend pas que l’autre nous sauve.
Mais on peut choisir de l’aimer.
Et ce choix devient alors une offrande. Un cadeau conscient, libre, vibrant.
Il ne s’agit plus d’attendre que l’autre nous complète, mais d’unir deux présences entières, qui dansent ensemble sans se confondre.
Ce n’est pas de l’égoïsme.
C’est de la souveraineté.
C’est dire : “Je suis bien avec moi. Et je choisis, non par besoin mais par élan, de t’ouvrir une place.”
Alors… comment faire entrer l’autre dans sa vie quand on s’aime soi ?
En reconnaissant que le lien est un miroir, non une menace Aimer ne remet pas en cause ton amour de toi, il vient le révéler autrement.
En gardant ton centre tout en ouvrant ton cœur Tu peux accueillir sans t’oublier.
Donner sans te vider.
Recevoir sans te refermer.
En acceptant que l’autre soit différent, et que l’amour ne soit pas toujours fluide.
Ce n’est pas parce que tu t’aimes que l’amour sera facile. Mais il pourra être vrai. En restant libre dans ton engagement L’amour ne t’enferme pas s’il est nourri de conscience et d’authenticité.
Aimer l’autre quand on s’aime soi-même, c’est créer un temple à deux.
Un espace sacré où chacun peut être pleinement lui, sans masque ni peur.
Et peut-être est-ce cela, au fond, le plus grand des amours :
Deux âmes qui se reconnaissent, se respectent et s’élèvent,
Non pas pour se sauver,
Mais pour se célébrer.
— Virginie Giraud – L’âme d’une flamme
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