La dépendance affective

Qu’est ce que la dépendance affective ?

Lorsqu’on parle de dépendance affective chez une personne, c’est que son amour et son estime d’elle-même passent systématiquement par une tierce personne.

Le dépendant affectif a besoin du regard de l’autre pour s’aimer ou plutôt combler son manque d’amour pour lui même. Mais il a également besoin de l’approbation de son partenaire pour valider ses choix ou une personne tierce en qui il met toute sa confiance.

La dépendance affective est un trouble psychologique lié, le plus souvent, à une carence affective vécue dans l’enfance. En résultera une peur de l’abandon très forte à l’âge adulte et un besoin excessif de reconnaissance de la part de l’entourage. Reconnaissance qui sera bien rarement satisfaite. Elle est considérée comme une maladie à partir du moment où elle engendre de la souffrance.

Quels sont les principaux signes de la dépendance affective ?

1 / Avoir besoin de quelqu’un pour se sentir aimer.

La personne présentant des troubles liés à la dépendance affective sera dans une recherche constante d’un partenaire de vie, la solitude ou le célibat étant mal vécu. Dans la relation sentimentale, le dépendant affectif recherche inlassablement les preuves de l’affection de son partenaire. Son manque d’amour de lui-même mettant constamment en cause l’amour de l’autre. Si les marques d’affections ou les preuves d’amour sont manquantes, cela réveillera chez le dépendant affectif des angoisses pouvant être très profondes.

2 / Difficulté à prendre des décisions

Le dépendant affectif est dans une recherche d’approbation lorsqu’il a des décisions à prendre, que celles-ci soit basiques ou importantes. Il aura tendance à demander à son partenaire de choisir à sa place. Le manque d’estime que ressent le dépendant affectif lui indique inconsciemment que les décisions que lui-même va prendre ne seront, forcément, pas les bonnes. Ne pouvant se faire confiance, il recherchera les réponses ailleurs. Si le dépendant affectif n’a aucun partenaire de vie, il demandera à plusieurs personnes de son entourage.

3 / Difficulté avec la solitude

Le dépendant affectif a de grande difficultés à rester seul longtemps. La solitude est pour lui la preuve que personne ne l’aime et qu’il ne mérite pas l’amour dans sa vie. Cela éveille en lui une grande anxiété, devoir s’occuper de soi n’est pas évident pour le dépendant affectif faisant preuve d’une forme d’immaturité émotionnelle. Les périodes de solitude sont donc pour lui destructrices alors qu’elles pourraient être l’occasion d’apprendre à s’aimer. Le dépendant affectif fuit les moments de solitude par peur de ressentir ce vide intense en lui même. Il est donc bien souvent très entouré par des amis, sorties, échanges téléphoniques, messagerie pleine, et ira facilement se connecter sur de nombreux réseaux sociaux, sites de rencontre… pour toujours être en lien avec le Monde. Ce qui lui donne l’illusion de ne pas être seul. Le monde actuel cache de plus en plus de troubles importants psychologiques.

4 / Estime de soi très basse, pensée négative très présente

Le dépendant affectif ne s’estimant quasiment pas, le regard qu’il se porte est souvent sombre, « Je ne suis pas à la hauteur, je n’y arriverai pas, je n’ai pas le courage, la force de..  » « Je suis nul, incapable » « Je ne mérite pas »… Il a tendance à ne pas prendre en compte ses propres besoins, il n’écoute pas son intériorité. Et s’il reçoit des réponses négatives ou un manque de preuve d’amour, cela va alimenter son manque d’estime, lui faisant croire encore et toujours qu’il n’en mérite pas…

5 / Mécanisme d’auto-sabotage souvent présent

Le dépendant affectif a souvent en lui un mécanisme d’auto-sabotage inconscient, celui-ci est lié au manque d’estime et à la peur de l’abandon. Ainsi au travers de ce mécanisme, l’individu va créer par sa pensée l’échec qu’il redoute tant, l’abandon dont il a si peur. Non parce que la situation était négative pour lui mais parce qu’au travers des actions en lien avec ses pensées, le dépendant affectif va lui-même abandonner et créer l’échec. Le doute et la peur sont souvent en cause dans le mécanisme d’auto-sabotage, peur de la réussite, de l’abondance en amour…

6 / Difficulté à reconnaître ses capacités

Le dépendant affectif ne s’intéresse que peu à lui-même, c’est d’ailleurs en grande partie à cause de cela qu’il est dépendant. Si on n’habite pas véritablement ni son corps, ni son coeur, ni son esprit, il devient alors difficile de reconnaître ses propres capacités. Il reconnaîtra les capacités chez autrui non chez lui. En parallèle, il développe un besoin de sécurité et de reconnaissance très fort de la part d’autrui, dans sa vie sentimentale ou professionnelle. Toujours en recherche d’un mot gentil, d’un merci, d’une félicitation.

7 / Peur de l’abandon et de la séparation

La dépendance affective étant intimement liée à la blessure d’abandon, l’individu présentant ce trouble vivra avec beaucoup de difficulté les séparations. Que la séparation soit momentanée ou définitive, cela éveille en lui la blessure d’abandon vécue dans l’enfance. Les deuils sont difficiles a réaliser pour cette personne dépendante affectivement. La blessure domine les réactions du dépendant affectif l’empêchant de conscientiser et d’accepter sa vie.

8 / Besoin de reconnaissance extérieure

Le dépendant affectif a besoin d’être reconnu pour le travail accompli au sein du foyer ou dans son activité professionnelle. Il attend cette reconnaissance pour combler son manque d’estime de lui-même. Malheureusement, cette reconnaissance ne sera pas souvent au rendez-vous.

9 / Acceptation de situation et comportement de la part du partenaire qui ne devrait pas l’être (violence, humiliation, …)

Le dépendant affectif a de grande difficultés à reconnaître si les relations dans lesquelles il est engagé sont équilibrées ou toxiques pour lui, que cela soit dans le domaine sentimental ou amical. Il est régulier pour un dépendant affectif d’attirer à lui un Pervers narcissique. Les besoins d’affection, d’amour, de sécurité du dépendant étant tellement grands, il se contentera de petites preuves d’amours ou d’intérêts de la part du partenaire, même si la relation est toxique pour lui. Sa peur de la solitude et sa blessure d’abandon l’empêchent bien souvent de quitter la relation. « Je ne suis rien sans toi »

10 / Difficulté à accepter que l’autre (partenaire de vie ou ami) ne soit pas disponible immédiatement

Tel un enfant capricieux, le dépendant affectif n’accepte pas ou difficilement que son partenaire ne soit pas disponible à sa demande. A l’heure ou les réseaux nous connectent les uns aux autres, il est anormal pour le dépendant affectif, que l’ami ou le partenaire de vie ne réponde pas immédiatement à ses messages et appels. Chez le dépendant affectif encore une fois ce sont ses peurs qui vont s’éveiller. Ses pensées négatives s’activent, créant de nombreux films mentaux – non réels – auxquels le dépendant affectif va s’accrocher, alimentant ainsi son mécanisme d’auto- sabotage. « Il est avec une autre » – « Il ne m’aime plus » etc…

La dépendance affective est souvent présente chez la femme mais peut aussi l’être chez l’homme. Tout comme la jalousie, la dépendance affective est une maladie psychique amenant à des conséquences qui peuvent être importantes tel que la dépression.

La dépendance affective peut être difficile à reconnaitre pour le dépendant car ce serait accepter de ressentir le vide en soi dans un premier temps. Le vide d’amour, de valeur, d’estime et de confiance en soi.

Différence entre amour et dépendance affective ?

Il est important de rappeler que l’amour véritable commence par l’amour de soi.

Une personne présentant des signes de dépendance affective manque d’amour d’elle même, elle aura donc tendance à attirer à elle des relations basées sur cette dépendance qui peut parfois être commune aux deux partenaires.

L’amour véritable ou inconditionnel issu de notre âme nous apprend que l’amour ne réclame jamais. Il donne, tout simplement. Il n’est que la démonstration qu’on a le droit d’aimer une personne et que cette amour ressenti nous invite à laisser libre cette personne de nous aimer en retour ou non.

L’amour inconditionnel n’exige rien de l’autre car il est issu de l’amour qu’on se porte à soi-même. Si je sais m’aimer à ma juste valeur et reconnaître qui je suis, je ne suis plus dans le besoin de combler un vide en moi. Je sais reconnaître où sont mes limites dans une relation sentimentale, amicale ou professionnelle. Je sais me respecter et ne plus attirer à moi de relation dites toxiques.

L’amour inconditionnel n’enferme pas. Il rend libre !

Toutefois, de nombreuses personnes ne font pas la différence entre les deux. Etre dépendant affectif n’est pas être en amour pour quelqu’un. Le dépendant aime l’image que lui renvoie cette personne même si celle-ci comme, on a pu le voir plus haut, peut malgré tout avoir des comportements négatifs envers le dépendant.

La dépendance affective se traite par une thérapie. L’accompagnement en soins énergétiques est bénéfique pour libérer les mémoires et guérir l’enfant intérieur.

La dépendance affective et la flamme jumelle ?

Dans le lien de Flamme jumelle, la dépendance affective peut s’activer fortement. L’amour étant très puissant entre les deux jumeaux d’âmes, notre mental devra apprendre à l’interpréter pour ce qu’il est et non ce qu’il croit être.

La puissance de l’attraction avec son autre pousse l’un des jumeaux à activer les mécanismes de la dépendance affective : « je te veux » « je ne suis rien sans toi » tandis que le deuxième jumeau en bon miroir joue son rôle en s’éloignant de son autre en le rejetant, permettant ainsi à son autre d’évoluer vers l’amour inconditionnel.

La séparation entre les deux jumeaux, qu’elle soit physique ou spirituel, va activer fortement les blessures notamment celles de l’abandon. Les autres blessures suivront. C’est le début de la nuit noire de l’âme !

Tout le parcours de flamme jumelle vous amène à élever votre conscience au niveau de la Flamme (votre soi supérieure) .

Cette Flamme ne vibre que sur la fréquence d’amour inconditionnel contrairement à notre mental qui, lui, vibre sur la fréquence d’amour passionnel.

Une des étapes, qui n’est pas des moindres dans le parcours de flamme jumelle, est la compensation. Cette étape vous permet de développer votre autonomie et votre complétude, l’union intérieure. La fusion en soi du principe féminin et masculin passe par cette étape où la dépendance affective n’a absolument pas sa place. L’amour de soi se doit d’être équivalent à l’amour pour l’autre.

Cette dépendance, lorsqu’elle s’active dans le parcours, est travaillée au fur et à mesure car il ne faut pas oublier que des blessures de l’égo se trouvent activées dans le parcours, ainsi que des blessures de l’âme et notamment la séparation originelle de la flamme. Rendant le travail sur la dépendance affective plus « lent » mais permettant à l’issu de retrouver une véritable liberté d’être où la distance avec l’autre n’est plus un problème.

De là commence la réunion en soi…

Pour le reste ce qui doit être sera !


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